Web 2.0, Opinion, Marketing & Communication

mardi 27 janvier 2009

La vraie vie des journalistes ?

Vu sur le blog de David Bénard, une série de vidéos du RAJ ou Rassemblement des Associations de Journalistes, un collectif regroupant de nombreuses associations professionnelles (et dont la liste est disponible ici) réalisées par un collectif de journalistes. Un constat critique sur certaines réalités du métier de journaliste en 2009, entre pression économique, exigence de qualité et stratégies éditoriales dictée par une vision marketing... dure dure la vie de relais d'opinion. La vraie question est de savoir à quel point on est dans la caricature ou en face de situations crédibles.


vendredi 23 janvier 2009

3001, Odyssée de l'Express... so what ?

On en a entendu parler, et on a suivi avec intérêt l'expérience initié par l'hebdomadaire. Portée, tambours battants par Eric Mettout et Eric Maillard, l'opération aura suscité la curiosité des blogueurs, de journalistes... et même de quelques internautes. Reconnaissons au moins que le titre a trouvé une manière plus intelligente que d'autres pour aborder la question des blogs. Quant à l'angle de l'annonce, on regrettera peut-être le coté un peu éculé et racolleur de l'opposition entre journalistes et blogueurs.


Une pub pour l'opération en pleine page dans le magazine... visible à la page 158 !

La question, in fine, c'est avant tout de savoir si cette opération relevait vraiment d'une volonté, comme le revendique le Christophe Barbier dans son edito, de rénover le journalisme, je cite "Le journalisme de grand papa est mort, vive le néojournalisme". Pour moi c'est une déception et on comprend mieux la prudence affichée sur le site qui annonce que pour l'Express, l' "histoire qui se poursuit sur Internet et s'enrichira peut-être, demain, de l'apport de la blogosphère". Tout est dit, et je compends mieux la remarque de Gaduman sur le peu de visibilité offert aux contributions des blogueurs sur le site. Cette discretion donne à l'affaire l'aspect d'une pure opération de communication plus que d'une réflexion de fond sur l'articulation entre le blogging et le journalisme. Un lien renforcé avec les blogueurs, qui se montreront peut-être plus bienveillants à l'égard du titre après cette expérience (et afficheront peut-être la bannière de l'opération sur leur blog). Dommage de voir un tel décallage entre l'ambition du projet et la timidité de l'Express pour l'afficher. Quant à la version papier, je pense sincèrement que 80% des lecteurs n'auront pas décelé la démarche dans les pages de ce fameux n°3001.

Pour la liste complète des articles, dont quelques très bons papiers, par ici.

mercredi 21 janvier 2009

Et si les marques avaient des sensibilités politiques ?

Qu'il s'agisse d'un artiste ou d'une marque, la question est toujours de séduire le plus grand nombre. Il est donc habituellement conseillé de ne pas mêler business et politique. Trop clivant trop risqué. Mais parfois l'enthousiasme l'emporte, c'est un peu la victoire de l'émotion sur la raison. En ce qui concerne l'émotion, la période est plutôt propice aux épanchements (sauf chez nos amis financiers, toujours soucieux de maintenir leur cynisme en toutes circonstances). Coup de folie ou coup d'audace ? Pepsi n'a pas hésité à afficher son enthousiasme suite à l'élection d'Obama à travers une campagne d'affichage dans la ville de Washington à l'occasion du discours d'investiture qui a attiré hier plus de 2 000 000 de visiteurs.



D'ailleurs, ce n'est pas le premier coup d'éclat car la marque a aussi exploité le web avec le site refresheverything.com invitant les internautes à mettre en ligne une vidéo "lettre ouverte" à destination du président, dont la plus célèbre a déjà fait le tour des médias.



Je trouve l'idée sympa. D'une certaine manière pour séduire, il faut aussi des aspérités, des goûts et des préférences ! De plus, les collaborateurs de Pepsi ont très tôt manifesté leur soutien pour le candidat Obama. Si en plus c'est un outil qui se met au service de la cohésion interne !

Plus de visuels sur Advert Showroom

mardi 30 décembre 2008

8.6 + Etapes = Crowdsourcing publicitaire


Vous connaissez peut-être le concept de Crowdsourcing, la pratique qui consiste à faire appel à l’intelligence collective notamment grâce à l'aide du web... (sinon, wikipedia propose une définition très satisfaisante)

Voici, dans le domaine de la communication, une approche intéressante qui mélange Crowdsourcing et partenariat média (avec le magazine Etapes) dans le cadre d’un projet de campagne pour la marque de bière virile “8.6” : le Redesign Contest. Le principe est simple "8.6 Red by Bavaria et le magazine etapes: lancent un concours de création international ouvert aux professionnels et étudiants en graphisme et motion design". Je suis impressionné par le niveau de transparence sur le démarche mais surtout sur la stratégie, le positionnement... C’est à la fois la condition essentielle de succès d’une telle opération mais aussi une prise de risque importante (concurrence...). Un exemple intéressant alors que certaines entreprises persistent à croire que tout ce qu’elles font doit absolument relever de secret le plus absolu.

Et si l'intelligence économique devenait synonyme de transparence et d’ouverture ?

lundi 29 décembre 2008

Crise, vous avez dit crise ?

A l'heure où la presse écrite traverse une crise sérieuse, on peut constater que tous les titres ne la vivent pas de la même manière...

Exemple avec le magazine gratuit Vice qui consacre une demi page à cet encart étonnant et rafraichissant.


Si vous ne parvenez pas à lire le texte, voici ce qui est écrit :
"La plupart des magazines veulent augmenter leur nombre d'abonnés parce que c'est ce que les investisseurs et les actionnaires regardent en premier pour évaluer la valeur d'une société. C'est pourquoi vous avez droit à toute sorte d'offres bidons pour vous inciter à souscrire à un abonnement. La plupart du temps, le magazine perd du fric. On a un système totalement différent. On est gratuit. Ce qui veut dire qu'on écoule tout notre stock et que, par conséquent on se fout de qui s'abonne ou pas. Après, c'est vous qui voyez !"

Un discours qui souligne, si c'était encore nécessaire, la bonne santé de la presse gratuite, surtout quand elle est de qualité.