Web 2.0, Opinion, Marketing & Communication

mardi 31 mars 2009

Mapping de la blogosphère littéraire

Il y a quelques jours, à l'occasion du Salon du livre, l'hebdomadaire Vendredi proposait une intéressante cartographie des blogs littéraires. Une excellente initiative qui m'a permis de découvrir quelques blogs passionnants. De plus, la réalisation graphique de Geoffrey Dorne, dont le site mérite détour, est très réussie.


mercredi 18 mars 2009

Le Post et RCA font leur Big Buzz Blogs

Ce matin à la Cantine, il était question de buzz, d'influence et de classements de blogs avec le lancement de Big Buzz Blogs, une initiative conjointe du Post.fr et de RCA.


L'ambition de Big Buzz Blogs est double :
  • faire découvrir les nouveaux leaders d'opinion et prescripteurs à travers ses top 10 thématiques publiés chaque mois
  • faire émerger des tendances de consommation avec la publication d'un cahier de tendances et le lancement fin 2009 d'un "laboratoire des tendances de demain"
Précision importante : la veille tendances, ou "Buzz trends", ne fera pas son apparition avant Buzz the Brand de Stratégies, soit le 20 octobre prochain.

L'annonce du jour portait donc essentiellement sur la révélation du premier top 10 thématique des blogs "Politique & Société" dont voici la liste :
Ce qui est original dans ce classement, qui ne contient pas de véritable "révélation", c'est la subjectivité assumée de la démarche. La méthodologie, qui repose sur le nombre de liens entrants et le volume de commentaires sur la base d'un corpus prédéfini, conduit à un top 10 au sein duquel la rédaction du Post.fr sélectionne 3 blogs en fonction de leur "qualité éditoriale". Au moins cette fois on ne se cache pas derrière un mystérieux algorithme.

La question, à mes yeux, est de voir dans quelle mesure les blogueurs vont s'approprier ce classement. L'avantage de ce projet c'est que le Post s'engage à promouvoir sur sa home page les contenus des "Big Buzz Blogs". Mais il faudra d'abord que les blogs concernés acceptent le vocabulaire de communicant qui habille la démarche, avec des mots comme "Buzz" ou "influence" qui ont une propension à enflammer la blogosphère. D'ailleurs, Dominique W. venu représenter l'excellent BienBienBien a laissé transparaître son malaise précisant que sur son blog, le mot Buzz était proscrit.

Et le troll ? Oui, il y en a un, et pas des moindres : le fait que ce classement contient un blog poubelle (La Banlieue s'exprime) proche de Dieudonné, anti-sioniste voir franchement antisémite. ça, ça devrait buzzer !

samedi 14 mars 2009

Mieux que le concours... la bonne cause pour générer du feedback

Depuis longtemps, l'arme la plus classique pour encourager les internautes à alimenter les précieuses bases de données de acteurs du e-commerce et plus largement des marques : le concours dont la dotation est presque toujours un gadget Apple (de préférence un iPod). Il faut avouer que ça fonctionne de moins en moins bien, on fini même par se demander s'il y a vraiment un cadeau à la clé...

Dans ce système d'incitation, le ressort de motivation n'est basé que sur l'égoïsme, l'envie. Aux antipodes de l'approche "répondez à nos questions et gagnez un iPod", j'ai découvert une approche originale de Lastminute.com : miser sur la fibre altruiste des internautes. Le principe est simple, à chaque questionnaire complété la somme de 1 euro est versée à l'association Aviation sans frontières, un choix assez cohérent pour un spécialiste du voyage. Je trouve la démarche intelligente, dans la mesure où elle lie data mining et responsabilité sociale d'entreprise, et plus efficace que la promesse d'un centième iPod que je ne gagnerai jamais.



jeudi 5 mars 2009

Google va sanctionner les billets sponsorisés

Encore un pavé dans la marre des billets sponsorisés, Advertising Age révèle aujourd'hui les conclusions d'une étude Forrester Research dont un des points clé est la recommandation d'inclure un tag "no follow" aux billets sponsorisés pour que Google ne considère pas les liens de le calcul de son fameux Pagerank. Concretement, c'est un des arguments majeur des spécialistes du billet sponsorisé, celui du référencement. Un argument qui fait réagir Google, et notamment Matt Cutts, chief enforcer of Google's web-spam team, qui a publié sur son blog un billet précisant que ceux qui ne respecteraient pas cette règle, qui pourrait bientôt être mise en application par le moteur de recherche, risqueraient des sanctions. Il est vrai qu'en la matière, on sait que Google ne plaisante pas du tout.

Les conclusions de l'étude en 5 points :
  • Etre transparent et assumer le lien financier
  • Le blogueur doit conserver son indépendance, même s'il s'agit de dire des choses peu flatteuses sur le sponsor
  • Etre honnete et pertinent
  • Ecouter la communauté des blogueurs
  • Appliquer la règle du "no follow"
Les billets sponsorisés, machines à polémiques
C'est vrai que le sujet fait débat depuis longtemps, autant du coté des blogueurs que de celui des marques et des lecteurs. Sans entrer dans le débat stérile et dans la chasse aux "blogueurs vendus".
Du coté blogueur, plusieurs enjeux important : comment conserver sa crédibilité ? Comment gérer la défiance des lecteurs qui oscillent entre jalousie et colère ? Thomas Clément avait par exemple dénoncé un spécialiste dont les pratiques lui semblaient inappropriées. Son point de vue de publicitaire est intéressant car il se base sur les règles bien établies du publi rédactionnel. Dans le fond, le billet sponso, pourquoi pas, mais la pub déguisée en contenu éditorial ça tourne à la tromperie.
Du coté des lecteurs, quelle confiance accorder au blog qui fait de la promo qui ne dit pas son nom ? Les commentaires, parfois teintés de jalousie ou d'aigreur, sont monnaie courante. Au final, le billet sponsorisé contribue largement à dégrader la reltions lecteurs/blogueurs.
Du coté des marques, c'est également un enjeu important. On le sait, la crédibilité et l'attention accordée par un lecteur à un article est sans commune meure avec ce lle qu'il consacre au contenu éditorial. En matière de billets sponsorisés, c'est généralement l'inévitable effet scroll, et beaucoup ont tendance à zapper le contenu qui suit la mention "billet sponso", d'où l'astuce qui consiste à le mentionner en toute fin de billet. On pourrait parler de tromperie pour celui qui aura tout lu sans se douter de la nature du contenu. Sans compter que quand le point de vue du blogueur n'est pas en phase avec les attentes de la marques, la relation peut vite trouver son terme.

Dans le fond, une marque de lère du 2.0, c'est une marque qui développe un e "talking value", une marque qui fait réagir et qui anime la communauté.

A lire également une serie de billets sur Guam's blog

mercredi 25 février 2009

Réputation online... 7 dirigeants sur 10 s'en préoccupent !

... Voilà le constat tiré de l'étude Weber Shandwick / The Economist Intelligence Unit sur la base d'une étude portant sur un panel de plus de 700 de cadres dirigeants d'entreprises dans 62 pays (la version complète en anglais est accessible ici). 7 dirigeants sur 10, une preuve que la question du management de la réputation dont une part croissante se joue sur internet, même si on a déjà dénoncé ici même la confusion qui consiste à considérer qu'il existe une réputation online et une réputation offline. La mauvaise nouvelle ? Ils ne sont que 10% à penser que les blogueurs sont des "faiseurs" de réputation. La conclusion de l'étude propose une liste de 15 "réalités", assorties de 15 règles pour améliorer la gestion de la réputation de son entreprise.

Les principales conclusions de l'étude :
  • 67% des sondés considèrent qu'internet peut menacer la réputation de leur entreprise
  • 98% des sondés considèrent qu'internet impact la réputation des entreprises mais seulement 57% estiment qu'internet suffit pour évaluer la réputation d'une entreprise
  • La majorité des dirigeants sondés accordent plus d'attention à la réputation de leur entreprise que le leur réputation personnelle (c'est très dicutable puisque le critère retenu était de faire une recherche sur son nom... plutôt rassurant de découvrir que les cadres dirigeants ne sont pas des êtres narcissiques qui passent leurs journées à se googliser !)
  • 100% des patrons (CEOs) sont préoccupés par la réputation de leur entreprise mais ne considèrent pas celle-ci comme menacée, contrairement à leurs subordonnés
  • Les cadres s'intéressent beaucoup à la "réputation" de leurs concurrents et profitent des nombreuses sources d'informations disponibles (feedback clients, insights...)
  • Les sondés attribuent un impact plus important aux médias traditionnels dans leur réputation
  • Le site corporate de l'entreprise est un élément clé, même s'il est avant tout considéré comme imperatif d'en posséder un
Les risques identifiés par les top managers :
  • Les fuites (41%)
  • Les critiques d'employés ou d'anciens salariés (41%) - l'executive summury ajoute même qu'avec les plans sociaux et la crise, les détracteurs seront encore plus nombreux et actifs -
  • Les emails qui se perdent (87%)
Les solutions envisagées :
  • Tenir compte et gérer le climat social (46%) - l'étude évoque les études de satisfaction internes - car les salariés motivés et impliqués sont les meilleurs avocats et les plus brillants ambassadeurs d'une entreprise, des sentinels de la réputations autonomes et convaincus
  • Veiller aux commentaires sur l'entreprise dans les médias traditionnels (42%)
  • Veiller aux commentaires sur la toile (38%)
  • Seulement 10% des cadres considèrent les blogs comme un vecteur de réputation qu'il est important de prendre en compte

Source : Blogs et IE